Wednesday, 19 September 2012

La rupture.

Trois ans et l'envie revient. Pas d'autres explications. 
J'avais dit, et MERDE, j'ai sauté. Ma peur était-elle justifiée? Non.
Je n'avais aucune maitrise du sujet. Simplement lu des bouquins, partagées des expériences, vu des telenovelas bidons et j'en parlais comme si j'avais imaginé l'épreuve.
Au final, la rupture en soi, n'est pas si dure. On veut faire les choses en douceur. C'est vrai, il est parfois possible, et tout est une question de timing et de chance, une page peut se tourner à la seule force du vent. Le fait est que dans la plupart des situations c'est à la main que revient la tâche de tourner les pages, d'une manière affirmée, avec une volonté ferme.
J'ai attendu que le vent tourne... J'ai tout fait pour. Après avoir relu la page des milliers de fois, je me suis lassée. J'étais attachée à ce passage dont je connais les moindres mystères. Mais quand on arrive à la fin et qu'on remonte automatiquement vers le haut de cette page, on a de plus en plus de mal à relire le passage et de moins en moins d'envie. 
Le jour où ... la page s'est tournée. Vous voulez savoir ? J'ai d'abord cherché, avec 50% de mes moyens à retourner la page dans l'autre sens. Je me suis rapeller, tous les moindres passages, j'ai sauté ceux qui me plaisait le moins. J'ai plongé la tête la première dans un déni innommable. Heureusement, la porte était scellée. Je dis heureusement, car le voile de la brutalité embrumait mes réels désirs. 
Pendant ces trois ans, rêveuses, je pensais, le sourire aux lèvres, au reste du livre. Je parlais à l'encre, et je lui disais, j'aimerais tellement me glisser derrière les pages, les enchainer, déchirer cette vieille page et la jeter aux oubliettes. Et maintenant que c'était le cas, que cette page n'existât plus que dans le passé, je cherchais à la retrouver. 
Maintenant, j'écris ma vie, le destin reste présent, il tombe parfois des mots, des phrases et même des images dont je n'ai pas le contrôle. Mais le synopsis principal, j'en suis la maîtresse. Et gourmande de ce plaisir je ne retournerais en arrière pour aucune raison. Le souvenir de cette page est à la fois ma faiblesse principale, mais une source de force et une expérience enrichissante. 
Les notes de musiques s'enchainent gracieusement sur la portée du temps, et le pincement au coeur de l'hésitation n'est plus qu'un mauvais souvenir. 
Je ne blâme pas l'amour, je ne le renie pas. J'ai besoin d'autre chose, et j'apprends à aimer la vie de tout mon être, du haut de mon mètre soixante-seize, avec moi passée, mais surtout ... Un futur qui se dessine doucement au loin et qui me laisse brûlante d'envie .... DE VIVRE. 

Après le soupir de plaisir vient celui de la peine

Trois ans et l'envie revient. Pas d'autres explications. 
J'avais dit, et MERDE, j'ai sauté. Ma peur était-elle justifiée? Non, je n'avais aucune maitrise du sujet. Simplement des bouquins, des expériences partagées, des histoires télévisuelles bidons et j'en parlais comme si j'avais imaginer que ça allait être aussi dur. Au final, la rupture en soi, n'est pas si dure. On veut faire les choses en douceur, mais une page qui se tourne grâce au vent est plus rare que lorsque la main d'un homme la tourne, d'une manière affirmée, avec vraiment la volonté de tourner cette page, pour voir, ce que lui réserve la suite. 
On attend que le vent tourne la page et puis d'un seul coup, une main sortie de nulle part, tourne la page sur laquelle vous danciez gaiement depuis trois ans. Vous sachiez, que sous vos pieds, une centaines de pages restaient à tourner, mais cette histoire vous plaisait. Après avoir relu la page des milliers de fois, vous vous êtes lassé. On s'en était attaché à ce passage dont ont connait les moindres mystères. Mais quand on arrive à la fin, on remonte en haut de la page et on a de plus en plus de mal à relire le passage et de moins en moins d'envie. 
Le jour où ... la page s'est tournée. Vous voulez savoir ? J'ai d'abord cherché, avec 50% de mes moyens à retourné la page dans l'autre sens. Je me suis rapeller, tous les moindres passages, j'ai sauté ceux qui me plaisait le moins. J'ai plongé la tête la première dans un déni innomable. Heuresement, la porte était scellée. Je dis heureusement, car le voile de la brutalité embrumait mes réels désirs. 
Pendant ces trois ans, rêveuses, je pensais, le sourir au lèvre, au reste du livre. Je parlais à l'encre, et je lui disais, j'aimerais tellement me glisser derrières les pages, les enchainer, déchirer cette vieille page et la jeter aux oubliettes. Et maintenant que c'était le cas, que cette page n'existait plus que dans le passé, je cherchais à la retrouver. 
Indescriptible douleur que celle d'avoir été et ne plus être. Un peu comme une petite mort dont on a pleinemet conscience et qui nous tord les boyaux. Oui, c'est bien l'expression. Toutes les bonnes choses de la vie parraissent vide de sens, sans goût. 
Voltaire disait "le temps adoucit tout" et c'est grâce a ce temps que les goûts et les couleurs sont revenues. 
Je me serais volontier passé de cette douleur, j'aurai voulu rester